Vincent Descoeur, député du Cantal, est intervenu le 25 novembre 2025 à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une séance de questions orales pour attirer une nouvelle fois l’attention du ministre de la Justice sur la situation de la Maison d’arrêt d’Aurillac, « qui rencontre des difficultés de fonctionnement dont témoigne régulièrement son personnel, en raison de l’insuffisance des moyens humains et matériels qui lui sont affectés au regard du nombre de détenus accueillis ».
Il relevait que l’établissement accueille actuellement près de 100 détenus alors que sa capacité théorique n’est que de 72 places, que les surveillants travaillent régulièrement en sous effectifs car les postes affectés ne sont en réalité pas tous pourvus et que des investissements seraient nécessaires pour la maintenance du bâtiment et de ses équipements. « Cette situation a des incidences à la fois sur les conditions de détention et les conditions de travail du personnel », soulignait-il.
Dans sa réponse, la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur a reconnu une situation de surpopulation carcérale que connaissent toutes les maisons d’arrêt et a annoncé que deux nouveaux surveillants ont pris leur poste au 1er novembre 2025 et que deux autres surveillants rejoindront la Maison d’arrêt en juin 2026.
Elle a d’autre part évoqué les travaux programmés pour améliorer l’état de la structure et indiqué qu’un contrôle de l’établissement effectué en début d’année avait débouché sur des préconisations d’amélioration.
« Je serai vigilant à ce qu’elles soient mises en œuvre », réagissait le député du Cantal, en demandant au ministère de s’assurer que les postes ouverts à la Maison d’Aurillac soient bien pourvus « et surtout qu’il en soit ouvert suffisamment pour retrouver un effectif de surveillants en adéquation avec le nombre de détenus accueillis ».
