Le député Vincent Descoeur s’était inquiété auprès de Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, des conséquences de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants sur l’avenir des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).
Dans un courrier en réponse, Luc Chatel confirme que cette réforme n’a pas vocation à entraîner la disparition des IUFM qui, depuis la loi d’avril 2005, sont directement gérés par les universités : "La responsabilité d’organiser et de piloter la formation des enseignants revient aux universités. Elles doivent prendre appui sur toutes les compétences, en particulier celles des formateurs d’IUFM", écrit le ministre de l’Education nationale.
"Les centres départementaux des IUFM ne disparaissent pas. Les universités "intégratrices" continueront de les gérer dans le cadre d’une politique académique du site", ajoute le ministre de l'Education nationale.
Pour ce qui concerne la formation pédagogique des futurs enseignants, Luc Chatel précise : "Une offre de stages sera proposée aux étudiants préparant les concours, dans les différents parcours organisés par les universités. Ces stages pourront être réalisés, avant le concours, sous la forme de périodes d'observation et de pratique accompagnées par un volume de 108 heures dans le cadre de l'année de Master 1, puis en situation du prise de responsabilité dans le cadre de l'année de Master 2 pour un volume également de 108 heures. L'ensemble de ce dispositif permettra aux candidats de se préparer à la connaissance des différentes facettes du métier d'enseignant et contribueront à un apprentissage professionnel progressif".