A la veille du début de l’examen du projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoire" à l’Assemblée nationale, Vincent Descoeur a réuni le lundi 9 février les médecins généralistes de la circonscription d’Aurillac.
Une
trentaine de médecins ont participé à cette rencontre-débat que le député avait souhaité organiser afin d’échanger avec les professionnels locaux sur un projet de loi dont l’examen a débuté le lendemain à l’Assemblée nationale.
Lancé en octobre 2007 par le Président de la République, ce chantier de réforme de l’organisation de notre système de santé a débouché en octobre 2008 sur la présentation par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, d’un projet de loi alimenté par les réflexions de plusieurs commissions ou groupes de travail associant les professionnels de santé.
Vincent Descoeur a quant à lui
participé à une mission d’information sur l’offre de soins constituée au sein de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale qui, au terme de six mois d’auditions et d’enquêtes, a rendu un rapport formulant 30 propositions pour favoriser l’égalité d’accès aux soins et lutter contre les "déserts médicaux".
Parallèlement,
le député du Cantal a reçu de nombreux acteurs du système de santé dans le département : il a rencontré les représentants syndicaux santé de FO et de la CGT, les dirigeants de l’Adapéi du Cantal et les représentants nationaux de l’Unapéi et reçu de nombreuses contributions de la part des différentes professions médicales. Il doit encore rencontrer prochainement le directeur de l’hôpital d’Aurillac.
La rencontre avec les médecins généralistes a permis d’aborder plusieurs aspects du projet de loi,
en particulier la question sensible de la lutte contre les déserts médicaux. Faut-il privilégier des mesures incitatives, désincitatives voire coercitives pour favoriser l’installation de généralistes dans les zones sous-dotées au détriment des zones sur-dotées ? Les avis sont partagés.
Certains médecins restent farouchement attachés à la liberté d’installation. D’autres estiment qu’il faudra des mesures coercitives pour pallier à l’urgence et permettre le remplacement des nombreux professionnels qui vont partir en retraite dans les prochaines années en milieu rural. Tous s’entendent à penser qu’il faut mettre en œuvre des actions susceptibles d’améliorer l’attractivité et les conditions de la profession de généraliste.
Les discussions sur le projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires"
devraient se prolonger au moins jusqu’au 6 mars à l’Assemblée nationale. Un millier d’amendements ont été déposés.

Les grandes lignes du projet de loi.