Vincent Descoeur a inauguré samedi 7 novembre le nouveau Relais Poste de Vieillevie, qui devient le 124e point de contact de La Poste dans le Cantal. Occasion pour le député d’évoquer le projet de loi sur le changement de statut de La Poste que l’Assemblée nationale va prochainement examiner.
Entouré de Béatrice Tourette, directrice départementale de La Poste, Bernard Filhol, président de la commission départementale de la présence postale territoriale, Bernard Bouniol, président de la Chambre de commerce et d’industrie et Jean-Louis Recoussines, maire de la commune,
Vincent Descoeur a inauguré le 7 novembre le Relais Poste de Vieillevie, installé dans le Multiple rural géré par Françoise Battejat.
Pour respecter son obligation de présence territoriale minimale, inscrite dans une loi de 2005 qui prévoit que 90 % de la population d’un département ne peut être éloignée de plus de 5 km et de plus de 20 minutes de trajet en automobile d’un point de contact de La Poste, La Poste du Cantal a en effet créé plusieurs Relais Poste dans des commerces.
Quatre ont ouvert depuis le début de l’année 2009, portant le nombre de points de contact à 126, un autre sera créé début décembre à Glénat.
Le député a profité de l’occasion pour évoquer le projet de loi "relatif à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales", en cours de discussion au Sénat, pour battre en brèche d’abord l’idée selon laquelle le gouvernement voudrait "privatiser" La Poste : il a rappelé que
le capital de la Poste restera 100 % public, puisqu’il sera détenu par l’Etat et la Caisse des dépôts et consignations. Ces deux actionnaires apporteront 2,7 milliards d’euros à l’établissement pour lui permettre de faire face à de nouveaux investissements et projets d’avenir.
Vincent Descoeur a par ailleurs relevé que le projet de loi ne remettait pas en cause, mais
réaffirme les missions de service public et d’aménagement du territoire de La Poste, et expliqué le travail mené au sein de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM, dont il est le secrétaire général) pour améliorer le texte sur ces points.
Lors de son 25e congrès annuel, fin octobre dans les Hautes Alpes, l’ANEM a adopté une motion qui résume la position des élus de la montagne, qu’elle est allée défendre mi octobre lors d’une audience que lui a accordée le ministre Christian Estrosi.

La motion adoptée par l'ANEM.