Brice Hortefeux, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, était à Aurillac le samedi 23 mai. Avant d’animer une réunion publique sur les élections européennes, aux côtés de Jean-Pierre Audy, député européen sortant, tête de la liste UMP dans la région Massif central/Centre, le ministre a tenu une conférence de presse en présence de Vincent Descoeur pour évoquer les différentes mesures mises en œuvre par le gouvernement dans le domaine social afin d’amortir les effets de la crise économique.
Le ministre a détaillé les différentes mesures exceptionnelles décidées par le Président de la République, en chiffrant chaque fois que possible leur impact dans la région Auvergne et le département du Cantal :
- Exonération du paiement des 2e et 3e tiers provisionnels de l’impôt sur le revenu : 120 000 foyers auvergnats sont concernés.
- Prime de 500 euros pour les travailleurs précaires : 240 000 bénéficiaires en France.
- Augmentation de 6,9 % du minimum vieillesse à compter du mois d’avril 2009 : 7 986 personnes seules sont concernées en Auvergne, dont 992 dans le Cantal (hors régime agricole).
- Prime de solidarité active de 200 euros : 80 832 foyers auvergnats en ont profité, dont 8171 dans le Cantal.
- Augmentation de 4,4 % de l’AAH (Allocation adulte handicapé) : 22 370 bénéficiaires en Auvergne, dont 2346 dans le Cantal.
- Prime exceptionnelle de 150 euros pour les familles modestes : 65 152 familles bénéficiaires en Auvergne, dont 7414 dans le Cantal.
- Bons d’achat de services à la personne pour un montant de 200 euros : 2122 personnes âgées bénéficiaires de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) à domicile, 1841 familles bénéficiaires du "complément mode de garde" et 354 familles bénéficiaires de l’allocation d’éducation de leur enfant handicapé sont concernées dans le Cantal.
Le ministre Brice Hortefeux et Vincent Descoeur ont par ailleurs évoqué la mise en place du RSA (Revenu de solidarité active), pilotée par le Conseil général, qui devrait concerner plus de 6000 personnes dans le département alors qu’un peu plus de 2000 seulement bénéficient actuellement du RMI.