Mercredi à l’Assemblée nationale, Vincent Descoeur a alerté la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur le devenir de l’IUFM d’Aurillac. A l'issue de l'entretien, Valérie Pécresse lui a adressé un courrier dans lequel elle confirme que la gestion de cette antenne est de la responsabilité de l'université Blaise Pascal et affirme qu'elle n'a pas connaissance d'une éventuelle décision de fermeture.
Le député Vincent Descoeur avait reçu courant décembre 2008 les représentants du Collectif des personnels de l’antenne IUFM d’Aurillac (Institut universitaire de formation des maîtres) qui s’inquiétaient des conséquences de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants des premier et second degrés sur l’avenir de l’antenne départementale de l’IUFM.
A la suite de quoi, le député du Cantal avait saisi Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avant d’être reçu le 13 janvier par le ministre de l’Education nationale. Lequel, dans un récent courrier adressé à Vincent Descoeur, confirme que "la réforme du recrutement et de la formation des enseignants n’implique pas la disparition des centres départementaux des IUFM" qui sont "actuellement gérés par les universités "intégratrices" qui pourront continuer de le faire dans le cadre d’une politique académique de site".
En effet, la loi pour l’avenir de l’école d’avril 2005 a mis un terme à l’autonomie des IUFM en décidant leur intégration dans les universités comme "écoles internes". C’est donc aux universités, précise Xavier Darcos, "que revient la responsabilité d’organiser et de piloter la formation des enseignants en s’appuyant sur toutes les compétences".
Parallèlement, le député avait saisi la présidente de l’Université Blaise Pascal afin de connaître ses intentions quant au devenir de l’antenne aurillacoise. Sollicitation restée à ce jour sans réponse. Jusqu’à ce que des indiscrétions, relayées la semaine dernière par la presse, laissent à penser qu’une fermeture serait envisagée à l'horizon 2010.
Vincent Descoeur s’en est immédiatement inquiété auprès de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avec qui il a pu avoir un entretien en présence du secrétaire d’Etat Alain Marleix le mercredi 4 février à l’Assemblée nationale. Dans un courrier qu'elle adresse au député du Cantal suite à cette entrevue, Mme Pécresse rappelle que l'IUFM d'Auvergne est désormais une composante de l'université Blaise Pascal Clermont-Ferrand II. "Une éventuelle décision de fermeture de l'antenne d'Aurillac ne pourrait relever que du conseil d'administration de cette université, et je n'ai pas connaissance qu'une telle décision soit prise", écrit-elle.
La ministre de l'Enseignement supérieur réitère d'autre part les propos qu'elle a tenue mercredi devant les députés dans le cadre des questions au gouvernement : "Je souhaite pour ma part (...) que les antennes de proximité de chaque IUFM continuent à accueillir des étudiants, car il me semble important que la formation de nos futurs enseignants reste au plus près des territoires et des classes".
Valérie Pécresse conclut : "Quant au développement du site universitaire d'Aurillac, qui est loin d'être abandonné par mes services comme en témoigne l'installation récente d'une antenne du CROUS, et qui comporte un département d'IUT de l'université d'Auvergne Clermont-Ferrand 1, en forte croissance d'effectifs d'étudiants, j'ai demandé au recteur Gérard Besson d'y veiller tout particulièrement, en concertation avec les élus et avec les présidents des universités concernées".
Sur ces bases, Vincent Descoeur devrait rencontrer la présidente de l'université Blaise Pascal le 23 février lors de sa venue à Aurillac.