Une délégation conduite par Yves Cantournet, président de l’Union professionnelle artisanale du Cantal (UPA), et composée des présidents des trois branches professionnelles qui constituent l’UPA (1) a été reçue récemment par Vincent Descoeur, député du Cantal et président du Conseil général, dans le cadre de sa permanence parlementaire.
L’entretien a porté principalement sur deux sujets d’actualité : le statut de l’auto-entrepreneur et la réorganisation des chambres de métiers.
En premier lieu, les représentants des artisans ont exprimé leurs réserves sur le statut de l’auto-entrepreneur : ils disent craindre la concurrence d’auto-entreprises qui ne sont pas soumises aux mêmes charges et au même régime fiscal. Ils s’inquiètent d’autre part de l’absence de qualification des auto-entrepreneurs qui exercent dans le secteur artisanal. Ils soulignent enfin le risque que des entreprises soient tentées de faire appel à des auto-entrepreneurs plutôt que de recruter des salariés. L’échange avec le député a permis de lever certaines inquiétudes mais aussi de poser des questions que le parlementaire a entrepris de relayer auprès du gouvernement.
Les responsables de l’UPA ont d’autre part évoqué la réorganisation des chambres de métiers qui, imposée par la Révision générale des politiques publiques (RGPP), va conduire à un renforcement de l’échelon régional. Parmi les deux options proposées aux chambres de métiers, leur choix va clairement vers celle qui permettrait un maintien des chambres départementales et d’un pouvoir de décision au niveau départemental. Point de vue partagé par Vincent Descoeur, qui s’est dit inquiet à l’idée d’une réorganisation qui conduirait à concentrer les emplois et les pouvoirs de décision au niveau régional.
(1) Claude Meinier pour la CGAD (Confédération générale de l’alimentation de détail), Serge Phalip pour la Cnams (Confédération nationale de l’artisanat des métiers et des services) et Michel Peyral pour la Capeb 15 (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment).